J-1 avant la 10 ème édition de PEOPLE IN THE CITY

J-1 avant la 10 ème édition de PEOPLE IN THE CITY

Une programmation audacieuse
Pour sa 10ème édition, PEOPLE IN THE CITY sort le grand jeu avec le mardi 31 juillet à la Halle Solstis. Gerd Janson, Jan Blomqvist, Atish, Perel, Massimiliano Pagliara et Mojonnet seront aux commandes. Devant 2000 personnes, Gerd Janson, l’allemand réputé pour être un des meilleurs sélecteurs du moment, sera la tête d’affiche du DAY 1. « Gerd fait l’unanimité sur les dancefloors. Ses sets sont indéniablement uniques par leurs éclectismes et leurs fraîcheurs. C’était une évidence pour nous de le faire clôturer lors du premier jour » se confie Tony D’A, un des co-fondateurs du festival.

Une performance rare pour célébrer la fête nationale
Les organisateurs ont réussi un gros coup en réunissant deux mastodontes issus de la scène suisse. Luciano et Sonja Moonear proposeront un collaboration quasi inédite avec un b2b de 4 heures. « Un set peut nous marquer à tout jamais. Et lorsqu’on ajoute un second artiste derrière les platines, c’est potentiellement un moment unique qui se déroule devant nos yeux et nos oreilles. Le back-to-back est une chose merveilleuse. Les sets solo passent, mais la rencontre derrière les platines de deux icônes apportant chacune leur propre identité musicale et se poussant en dehors de leurs limites respectives peut faire
entrer une performance dans la légende. » se confie Thierry Namer, le programmateur et cofondateur du festival. Pour compléter ce DAY 2, honneur aux artistes suisses. Adolpho & Franky, Kūn et Masaya b2b La Forêt se joindront à la fête pour faire danser le tout Lausanne.

Calendrier complet :

Mardi 31 juillet : People In The City DAY 1
Halle Solstis, Lausanne

14h-02h
Gerd Janson (Running Back – DE)
Jan Blomqvist live (Still Vor Talent – DE)
Atish (Manjumasi Record – USA)
Perel (DFA Records – DE)
Massimiliano Pagliara (Rush Hour – IT)
Mojonnet (Folklor – CH)

Mercredi 1 août : People In The City DAY 2
Halle Solstis, Lausanne

12h-00h
Luciano b2b Sonja Moonear extended set
Masaya b2b La Forêt (Chapter24 – Audio – CH)
Adolpho & Franky (Folklor – CH)
Kūn (Atttitude Nocturne – CH)

Prix :
DAY 1 : 25.- + taxes en prélocation / 35.- sur place
DAY 2 : 20.- + taxes en prélocation / 30.- sur place
COMBO (Day 1 + Day 2) 43.- + taxes en prélocation

Prélocations disponibles sur www.petzi.ch

Accès et informations pratiques: www.peopleinthecity.ch

Montreux Jazz Festival – Partie 3

Montreux Jazz Festival – Partie 3

Jamais deux sans trois, pour clôturer ce court passage au Montreux Jazz, une dernière petite visite s’impose !

L’avantage, c’est qu’après deux jours, la technique est rodée et il est facile d’arriver pile au moment où les lumières se font plus douce dans la salle Stravinsky !

La première partie de ce soir est une bonne surprise pour moi qui ne les connaissait pas ! Trombone Shorty, Trompettiste, chanteur, tromboniste et roi de la bonne humeur est accompagné de son groupe les “Orleans Avenue”: deux guitaristes, deux saxophonistes, un bassiste et un batteur, qui chacun leur tour, entre deux morceaux, nous gratifient de solos très “personnalisés”.

J’ai rarement vu un bassiste faire une polka, ou des saxophonistes laisser leur instrument pour partir en battle de danse puis, micro en main, déclamer un flow de rap.

Un peu comme une impression que des potes sont passés à la maison pour faire une bonne grosse Jam déjantée!

On est donc plus proche de l’ambiance de Guggenmusik sur scène que du Jazz de salon, un bon moment festif. La musique de la Nouvelle Orléans fait du bien !

Le temps de prendre un verre au bar avant le concert de Mr.Jack White. Fin de la mi-temps, place au deuxième concert !

Pour celui-ci pas de photos, les staffs nous le rappelle poliment, et des panneaux bien en vue sont affichés à toutes les entrées, le public jouera très bien le jeu, ce n’est pas désagréable.

Nous sommes accueilli par un décompte sur des écrans géants placés derrière la scène du Stravinski. Mais surprise, un Jack White en vidéo passe sur les écrans et vient perturber ledit décompte, si bien que l’on ne sait plus si on a le temps pour vite reprendre un verre ou si le concert va vraiment commencer dans une minute !

Finalement fin du décompte, le groupe arrive sur scène et ici commence notre descente dans le trou du lapin blanc. Le Dr. White et son cabinet d’expérimentations sonores et visuelles nous accueille.

On remarque que toute son équipe technique de la table de mixage à la scène portent tous un gilet noir et un haut de forme et semblent tout droit sorti de l’ère victorienne, on trouve dans ses visuels de nombreuses références à l’électricité et au magnétisme, ce qui rappelle sa contribution dans Coffee and Cigarettes, film de Jim Jarmush, ou on retrouve Jack et une bobine de Tesla, Tesla, personnage qui le fascine. Tout ca pour dire que l’univers qui l’entoure est très codifié (comme son obsession du chiffre trois, qui se retrouve ce soir encore dans ses visuels).

Musicalement la première partie va laisser une grande place aux dernier album et à l’improvisation sur certains de ses morceaux, ce qui plaît surtout au fans, pour les autres on se laisse doucement porter.

Puis il se met à la batterie et à partir de la enchaîne les tubes, la foule se réveille un peu.

Un moment agréable et visuellement magnifique, mais on sent que tous n’ont pas vécu le même concert ce soir, les avis sont tranchés.

Je rentre de ce dernier soir sur Montreux en ayant l’impression d’avoir vu la chocolaterie de Willy Wonka, mais sans avoir pu y entrer.


David Canova

Montreux Jazz Festival – partie 2

Montreux Jazz Festival – partie 2

Quand on a le rock qui coule dans les veines, on a parfois aussi le guidon qui démange, et par une journée radieuse et ensoleillée, quoi de mieux que de rallier Montreux par la route du lac avec sa fidèle cylindrée!

Par la grâce de Claude Nobs, le Jazz est pourvu de nombreux bien fait, tel qu’un vestiaire gratuit et très peu utilisé (laissez-leur un pourboire, ils sont efficaces et sympas). Casque de motos, sac à dos, vestes en cuir, on peut tout y laisser, ce qui me permet de retrouver mes compagnons de concert sans mon lourd équipement.

En passant d’une terrasse à l’autre en sirotant le nouveau trendy thé froid (moto oblige) je découvre que l’on peut se faire tatouer des flashs gratuitement chez le cigarettier local, les goodies sont variées (un peu barrés) cette année.

Mais il est déjà tard et le premier concert va commencer au Stravinsky, « The Last Internationale ».

Les riffs de guitare se font entendre dans les escaliers, on se réjouit, on se dit “ça envoie” et effectivement deux morceaux bourrés d’énergie nous accueille dans ce temple de l’acoustique parfaite, orné d’un drapeau immense “The Last Internationale” sur le fond de scène pour l’occasion.

Puis, le style change et ne fait pas l’unanimité, ce groupe a pour lui une énergie débordante et enthousiaste, mais dès que le ton change pour un répertoire plus doux, la magie n’opère plus… mais le bar est ouvert.

Fin du concert, cela s’affaire sur scène, c’est le moment des derniers préparatifs pour « Queen of the Stone Age », première fois que je vais les voir sur scène, mon appréhension monte…Et si ce n’était pas aussi bien qu’on le dit!

Le temps de le penser et nous sommes déjà retournés dans la salle. Et là! Une intro qui annonce la couleur! La Bande Originale d’Orange mécanique!.

Et ils n’ont pas déçus!

Entre les riffs enragés, le chanteur, Josh Homme nous fait part de quelques pensées, tantôt prenant, tantôt ironique, tout en offrant un verre de tequila à un fan du premier rang.

Il nous aura fait chanter joyeux anniversaire pour le bassiste (alors que c’est le 20 août), il aura blagué sur les mecs qui portent des lunettes de soleil en concert et les gens qui prennent des places assises pour un concert de rock, il nous a fait chanter “Make it wit Chu”.

Puis jetant sa clope à peine entamée en fond de scène, il jette un regard à la foule et il déchaîne à nouveau sa guitare, au point qu’un “pit” se forme à l’avant de la foule ou quelques aficionados du pogo s’en donnent à coeur joie!

A noter que les écrans de rediffusions étaient éteints pour ce concert, pour voir l’enfant terrible de près il fallait oser s’approcher!

That’s fuckin rock’n’roll baby.

Le retour en moto, sous le ciel étoilé, des acouphènes dans les oreilles, des bleus sur les bras, mais surtout un sourire aux lèvres et du rock dans le coeur!

David Canova

Montreux Jazz Festival – partie 1

Montreux Jazz Festival – partie 1

Un samedi ensoleillé, naviguant sur les quais du Montreux Jazz Festival pour la première fois cette année, je retrouve celui-ci quasiment inchangé, comme un ami qu’on n’a pas revu depuis une année et qui n’a pas pris une ride, mais plutôt quelques bonnes résolutions.

J’ai le temps de flâner avant le concert de « Emma Ruth Rundle » et à force de détour et de retrouvailles avec des copains, je me retrouve à son showcase, 45 minutes avant son concert au Lab, sur la terrasse de la RTS. Une chance!

Au fil des questions et des deux morceaux interprétés on peut déjà se rendre compte que c’est une artiste qui vit ses textes et ne va pas simplement nous les livrer aseptisés.

Il est temps de rejoindre le Lab pour, ce qui s’annonce, un grand moment. Attendue par une salle à moitié remplie, elle s’avance seule, guitare à la main.

Les premiers accords sont doux, mais intenses, et chaque montée en puissance est maîtrisée, l’équilibre chant-guitare est maintenu, on est emporté par cette voix emplie de sentiments à fleur de peau.

Une profondeur de voix, qui rappelle « London Grammar », mais pas dénuée d’influences métal qui font penser à certains morceaux de « Staind ».

La salle s’est entièrement remplie avant la fin du concert, c’est un succès! Un must pour ceux qui aiment le folk rock qui prend aux tripes.

Le temps d’un changement de plateau, les fans purs et durs se sont amassés devant la scène, prêts à vivre un moment d’exception avec « Alice In Chains » groupe mythique de la scène grunge métal des années 90.

Tapis d’Orient au sol, chaises de bar et luminaires dignes d’un MTV unplugged, pour ceux qui se rappellent de l’époque ou la chaîne TV passait encore de la musique.

Détendu, le groupe s’installe gentiment sous les acclamations du public déjà dévoué à leur cause. Une session acoustique toute en douceur, qui donne parfois envie que les riffs se fassent plus puissants et les voix plus déchirées.

En fermant les yeux, les notes qui se cassent dans l’air et la voix un peu râpeuse de Jerry Cantrell font ressortir le côté grunge du groupe qui me font esquisser un sourire me rappelant ma première écoute de Nevermind de « Nirvana ».

Une impression d’être venu contempler une bien belle oeuvre qui ravive des souvenirs de jeunesse agréables. Je ne louperais que le dernier morceau de ce set d’une heure.

 

David Canova