Jamais deux sans trois, pour clôturer ce court passage au Montreux Jazz, une dernière petite visite s’impose !

L’avantage, c’est qu’après deux jours, la technique est rodée et il est facile d’arriver pile au moment où les lumières se font plus douce dans la salle Stravinsky !

La première partie de ce soir est une bonne surprise pour moi qui ne les connaissait pas ! Trombone Shorty, Trompettiste, chanteur, tromboniste et roi de la bonne humeur est accompagné de son groupe les “Orleans Avenue”: deux guitaristes, deux saxophonistes, un bassiste et un batteur, qui chacun leur tour, entre deux morceaux, nous gratifient de solos très “personnalisés”.

J’ai rarement vu un bassiste faire une polka, ou des saxophonistes laisser leur instrument pour partir en battle de danse puis, micro en main, déclamer un flow de rap.

Un peu comme une impression que des potes sont passés à la maison pour faire une bonne grosse Jam déjantée!

On est donc plus proche de l’ambiance de Guggenmusik sur scène que du Jazz de salon, un bon moment festif. La musique de la Nouvelle Orléans fait du bien !

Le temps de prendre un verre au bar avant le concert de Mr.Jack White. Fin de la mi-temps, place au deuxième concert !

Pour celui-ci pas de photos, les staffs nous le rappelle poliment, et des panneaux bien en vue sont affichés à toutes les entrées, le public jouera très bien le jeu, ce n’est pas désagréable.

Nous sommes accueilli par un décompte sur des écrans géants placés derrière la scène du Stravinski. Mais surprise, un Jack White en vidéo passe sur les écrans et vient perturber ledit décompte, si bien que l’on ne sait plus si on a le temps pour vite reprendre un verre ou si le concert va vraiment commencer dans une minute !

Finalement fin du décompte, le groupe arrive sur scène et ici commence notre descente dans le trou du lapin blanc. Le Dr. White et son cabinet d’expérimentations sonores et visuelles nous accueille.

On remarque que toute son équipe technique de la table de mixage à la scène portent tous un gilet noir et un haut de forme et semblent tout droit sorti de l’ère victorienne, on trouve dans ses visuels de nombreuses références à l’électricité et au magnétisme, ce qui rappelle sa contribution dans Coffee and Cigarettes, film de Jim Jarmush, ou on retrouve Jack et une bobine de Tesla, Tesla, personnage qui le fascine. Tout ca pour dire que l’univers qui l’entoure est très codifié (comme son obsession du chiffre trois, qui se retrouve ce soir encore dans ses visuels).

Musicalement la première partie va laisser une grande place aux dernier album et à l’improvisation sur certains de ses morceaux, ce qui plaît surtout au fans, pour les autres on se laisse doucement porter.

Puis il se met à la batterie et à partir de la enchaîne les tubes, la foule se réveille un peu.

Un moment agréable et visuellement magnifique, mais on sent que tous n’ont pas vécu le même concert ce soir, les avis sont tranchés.

Je rentre de ce dernier soir sur Montreux en ayant l’impression d’avoir vu la chocolaterie de Willy Wonka, mais sans avoir pu y entrer.


David Canova